La gemmothérapie, pour qui ? quand ? comment ?

La gemmothérapie, du latin “gemmae” signifiant “bourgeon mais aussi pierre précieuse”, c’est une médecine qui utilise exclusivement des tissus embryonnaires végétaux (jeune pousse, bourgeon) en macérats glycérinés. C’est Pol Henry un médecin belge qui en a imaginé les grands principes dans les années 1950. Ce dernier s’est inspiré des récentes découvertes sur les cellules embryonnaires animales pour s’intéresser à celles des plantes : les bourgeons.

C’est une branche de la phytothérapie qui utilise donc les jeunes pousses ou bourgeons de plantes que l’on récolte généralement au printemps. En phytothérapie classique (utilisation de plantes sèches) nous utilisons une seule partie de la plante (racines, tiges, écorce, feuilles) pour obtenir un principe actif ou une action précise. L’efficacité des macérats de bourgeons s’explique donc par les propriétés à la fois biochimiques et énergétiques puissantes des tissus embryonnaires à l’extrémité des racines et des tiges.

Comment fabrique-t-on un macérât de bourgeons ?

En gemmothérapie appelé également phyto-embryothérapie, nous récupérons la partie embryonnaire d’un végétal, (bourgeons ou jeune pousse) Le macérât est créé par macération de végétaux dans un solvant, à base d’alcool ou de glycérine végétale pendant 20 jours. On le trouve sous forme diluée, la plupart du temps 1 fois (D1) ou concentrée, c’est à dire juste le macérât.

On retrouve donc dans un bourgeon extrait lors de la macération :
– Des phytohormones
– Des flavonoïdes, qui agissent sur les vaisseaux sanguins et la circulation, sont des diurétiques
– Des alcaloïdes, à action variable selon la structure
– Des anthraquinones, généralement laxatif et lubrifiant sur l’organisme
– Des glucosides, à action souvent sédative sur le cœur et les poumons
– Des mucilages et gommes, apaisants et cicatrisants
– Des saponines, qui, au contact de l’eau sont émulsionnants et adoucissants pour la peau
– Des tanins, anti-inflammatoires et antiseptiques
– Des acides nucléiques, oligoéléments, vitamines…

Pourquoi utiliser les bourgeons ?

Utilisée depuis le Moyen-âge, cette thérapie possède des propriétés thérapeutiques supérieures à celles des diverses parties de la plante mature et soulage de nombreux maux. Cependant, du fait de l’évolution de la plante, le bourgeon peut posséder des vertus différentes de la plante mature.

La gemmothérapie est surtout utilisée pour renforcer les fonctions plus fragiles ou défaillantes de l’organisme. Elle peut ainsi booster l’élimination des toxines, la circulation sanguine ou encore le système immunitaire.

Mais les macérats de bourgeons agissent aussi sur l’ensemble du métabolisme du corps. Ils stimulent également les émonctoires et facilitent la détoxification de l’organisme.

Quels bourgeons choisir ?

Les bourgeons s’utilisent seuls ou sous forme de complexes. Les complexes renferment une association harmonieuse de différents macérât mères, qui répondent à un problème ciblé.
En effet chaque macérât de bourgeons cible une ou plusieurs actions par exemple :

Le bourgeon d’aubépine

Apaisant, remède du cœur, régulateur de la tension et du rythme cardiaque, facilite l’irrigation sanguine cérébrale, augmente la mémoire.

Le bourgeon de cassis

Draineur universel, puissant anti-inflammatoire particulièrement l’inflammation allergique. Bénéfique pour les arthrosiques.

Le bourgeon de framboisier

Régulateur hormonal : chaleurs douloureuses ou irrégulières, kystes ovariens, fibromes utérins.

Le bourgeon de figuier

Agit sur le stress, l’anxiété, l’insomnie, les dépressions. Traite les problèmes digestifs dus au stress : régulateur de l’appétit, anti-inflammatoire digestif de l’estomac et des intestins.

Bien que très efficace dans les cas d’affections chroniques ou aiguës, les bourgeons ne possèdent pas une action immédiate, une cure de trois semaines est conseillée pour constater les premiers effets.

O’Beltan a choisi de ne travailler qu’avec des bourgeons issus de l’agriculture biologique et afin d’environner du bourgeon du lieu connu de sa qualité : l’ensoleillement, l’humidité, l’orientation, la qualité du cultivar et de sa variété, la qualité du sol, la période de récolte et le procédé de fabrication sont autant d’éléments capitaux à la qualité du bourgeon.